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tout ce qui n'a pas été fait contre le chômage

De: laurent barbier à colmar
Date: 01.08.2007
Time: 07:40:49
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La France se trompe de débat. Le Marché de l'Emploi n'existe pas : ni emplois à vendre, ni emplois à acheter, ni acheteurs, ni vendeurs. Le seul marché digne d'intérêt, et pourtant délaissé, est le Marché du Travail : des prestations de travail à vendre par les chômeurs, à acheter par les employeurs potentiels, à payer sous forme de salaire. C'est tellement évident que cela a crevé bien des yeux comme toutes les évidences. La phrase clé est : DES PRESTATIONS DE TRAVAIL A VENDRE PAR LES CHOMEURS. Les sans-emplois sont en position de vendeurs. Pour décoincer le marché c'est à eux à aller au-devant des employeurs et non l'inverse ( ce que fait l'ANPE). L'Etat a un rôle de médiateur (et non pas de prospecteur) entre le chômeur qui cherche à se vendre et les employeurs du bassin d'emploi. C'est facile, c'est pas cher, et ça peut diminuer la file d'attente à nombre de chômeurs fixes, donc diminuer le taux de chômage. Le Travail serait-il le seul 'produit" qui se vende sans marketing ? Cette conception est l'une des bases du marxisme. l'ANPE, dans sa mission, est de type marxiste. Elle ne peut cohabiter efficacement avec une économie de marchés. Les obstacles du Code du Travail Le contournement du Code du Travail : la solution est simple et elle existe, tout à fait légalement. IL s'agit du PORTAGE. Il faudrait en préciser les contours et étendre son application à tous les métiers. La relation employeur-salarié se transforme en relation fournisseur-client; qui échappe au Droit du Travail. De plus le PORTAGE est une excellente entrée en matière pour la création d'entreprise : il permet au créateur de se concentrer sur son idée et son marché, et de laisser tomber l'intendance. C'est la meilleure efficacité des moyens mis en oeuvre pendant la période de lancement. Il est toujours temps de créer la structure juridique une fois que le projet arrive à maturité économique. Deuxième obstacle majeur : l'employeur n'a pas le Droit de déléguer ses fonctions sociales à un tiers extérieur à l'entreprise. Il peut le faire et le fait pour la comptabilité, par exemple. Ou pour certaines prestations. Mais il lui est interdit de faire faire ses licenciements par un tiers extérieurs, ou de lui faire tenir ses réunions d'élus du personnel. C'est un tout petit verrou à faire sauter. Tout le monde, syndicats compris, y retrouvera son compte : l'application du Code du Travail, par des spécialistes au sein des PME, ne peut que satisfaire tout le monde, et soulager grandement les petits patrons, souvent très incompétents en matière sociale. C'est l'un des ressorts invisibles de la croissance : le petit patronat n'embauche pas parce qu'il ne SAIT PAS gérer le personnel(et leurs élus). Mettons le en confiance sur le sujet, et la croissance va se débloquer. C'est exactement l'esprit des travaux préparatoires au CNE; mais la solution n'était pas dans l'outil, mais dans celui qui le tient : la précarité du contrat dans les mains de patrons qui ont une peur bleue du social n'était pas la solution; la solution était la possibilité de délégation. Pour prendre une image, il devrait y avoir sur le marché autant de cabinets de licenciements que de cabinets de recrutement. Or on en est loin. De plus cela permettrait une petite création d'activité nouvelle, notamment pour les séniors : les relations sociales bien menées exigent souvent des hommes et des femmes d'expérience. Tout ceci mériterait d'être développé; j'ai des projets dans les cartons, plus détaillés, en tant que de besoin. Par ailleurs je suis partisan de développer le concept de "restaurant chinois". C'est à dire d'entreprises qui ne recrutent qu'une certaine catégorie de salariés. Je prends un exemple : créer sous forme d'association intermédiaire, des structures dans les cités chaudes, chargées du nettoyage et de l'entretien. Ce que les uns dégradent est réparé par ceux qui travaillent ( un peu) à l'association intermédiaire. Par bailleur interposé, le travail de l'association est refacturé aux locataires. Mais ne font partie de la structure opérationnelle que des jeunes issus de la cité. Avec un encadrement sérieux au niveau du conseil d'administration : mairie, formateurs professionnels, bailleur, etc... A terme on peut envisager des extensions vers les formes d'entretien urbain hors les cités. C'est en quelque sorte le principe de la discrimination négative : tu es de la cité, donc tu vas à l'association intermédiaire . J'ai aussi quelques idées simples sur l'enseignement et quelques évidences qui crèvent les yeux. Suite au prochain numéro PS : je veux bien cotiser, mais mes revenus mensuels de chômeur quinquagénaire sont de 800 euros. laurent barbier

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